
Une nouvelle étude a révélé que les femmes courent trois fois plus de risque de perdre leur emploi à cause de l’intelligence artificielle.
Pour cette recherche, menée par l’Organisation internationale du travail (OIT) des Nations Unies, les chercheurs ont créé un indice de risque de remplacement par l’IA.
« Dans les pays à revenu élevé, les emplois présentant un risque élevé d’automatisation représentent 9,6 % de l’emploi féminin — contre seulement 3,5 % pour les hommes », ont écrit les auteurs.
Selon Janine Berg, économiste principale à l’OIT, « cet outil aide les pays du monde entier à évaluer l’exposition potentielle et à préparer leurs marchés du travail à un avenir numérique plus équitable. »
L’étude a également identifié les emplois les plus menacés par l’intelligence artificielle : dactylographes, assistants en données et comptabilité, analystes financiers et développeurs de logiciels.
« Les emplois administratifs sont les plus exposés, en raison de la capacité théorique de l’IA générative à automatiser bon nombre de leurs tâches. Toutefois, les capacités croissantes de l’IA générative entraînent également une plus grande exposition de certains emplois cognitifs hautement numérisés dans les domaines des médias, des logiciels et de la finance », a indiqué l’OIT.
« Il est facile de se laisser emporter par l’engouement autour de l’IA. Ce dont nous avons besoin, c’est de clarté et de contexte. Cet outil aide les pays du monde entier à évaluer les risques et à préparer leurs marchés du travail à un avenir numérique plus équitable », a ajouté Berg.
En conclusion, l’OIT a lancé un avertissement aux gouvernements afin qu’ils se préparent adéquatement à ces changements, et a appelé les employeurs et les organisations à « participer au dialogue social et à élaborer des stratégies proactives et inclusives qui puissent améliorer la productivité et la qualité de l’emploi, en particulier dans les secteurs exposés ».
Heureusement, certains emplois, malgré les avancées technologiques, devraient rester relativement protégés. Parmi ceux qui nécessiteront toujours l’intervention humaine, on trouve les agents d’entretien, les dentistes, les artistes et les éboueurs.
Photo : Unsplash. Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA et relu par l’équipe éditoriale.
